Les benguistes souffrent dans les aéroports africains!

Les benguistes souffrent oooooh, les benguistes souffrent!!! Depuis quelques temps, dans certaines vidéos publiées sur les réseaux sociaux, nous entendons les voyagers se plaindre soi-disant qu’ils ont été arnaqués dans nos aéroports africains. Mais ce qui est choquant c’est que ces personnes qui en parlent sont des fils et filles de ces même pays là volés par des policiers ou même les agents travaillant dans ces aéroports.

Quand j’ai appris la nouvelle, comme moi même je suis benguiste en plus j’aime trop gossip (commérage), j’ai décidé de vérifier. C’est la que j’ai mener ma petite enquête. J’ai commencé à demander aux ami(es) qui ont fraîchement voyagé en Afrique pour avoir leurs avis. En tout cas, nombreux d’entre eux ont dit que ce qui se raconte n’est pas faux, même si ils n’ont pas été des victimes directes, ils connaissent au moins une personne qui l’a été.

Mais comme je n’étais toujours pas satisfaite, et que je planifiais un voyage en Afrique, j’ai décidé d’affiner mes recherches. J’allais pour seulement 10 jours. “Seulement”, parce que c’est pas du tout commun pour nous les benguistes de quitter l’occident qui est loin loin la, et rentrer en Afrique juste pour un si court séjour. La raison étant que les billets d’avions coûtent très chères et ce que vous ne savez pas, nous travaillons durant toute l’année pour cotiser l’argent du billet. Bon, je vais laisser comme ça, sinon vous aller connaître tous nos secrets. Bref, j’ai cotisé aussi, et acheté mon billet.

Le jour-J, j’étais prête, bien sapée, pour que arrivée là-bas , on sache en même temps que je viens du froid là-bas. J’avais préparé deux valises de 25kg plus un baguage à main. Je suis allée à l’aéroport une heure avant le départ pour me rassurer que tous mes papiers étaient en ordre comme j’utilisais un laissez-passer-passé pour la première fois parce que mon passport était expiré. En tout cas, j’étais chaude chaude hein…

Après 20 heures à peu près, aéroports après aéroports, j’atterris à l’aéroport international de Ouagadougou, au pays des hommes intègres. Après avoir remplis les papiers pour la douane et la police, une procédure qui s’est déroulée de façon rapide ( à ma surprise), je m’avance dans la prochaine salle pour attendre mes bagarres. Après une vingtaine de minutes ils ont commencé à décharger les bagages. Après une heure d’attente, je me rends compte que mes bagages ne sont pas arrivés. Je panique un peu, j’avais dépensé beaucoup d’argent pour ramener des cadeaux à la famille. En plus, en Afrique, quand tu es benguite et tu viens les mains vides, les gens se posent beaucoup de questions ( je ne vais pas rentrer dans les détails). En tout cas, ça aussi me faisait peur, devoir a expliquer pourquoi j’arrive sans cadeaux. Après avoir attendu une quinzaine de minutes de plus, et à chercher mes bagages à gauche à droite, j’ai fini par faire une déclaration de perte. On me donne rendez-vous mercredi, dans deux jours, le temps de vérifier avec le prochain vol si mes bagages avaient été retardés par Bruxelles airlines pour une quelconque raison.

On vient me chercher, j’arrive à la maison. Tout le monde était content de me voir, mais après leur avoir parlé des bagages, les mines ont commencé à se serrer. J’ai fait comme si je ne voyais pas.

Le mercredi soir, je me rend à l’aéroport, même scénario, mes bagages n’est toujours pas là. La je commence à perdre espoir. J’ai commencé à penser à la possibilité de ne plus retrouver mes bagages. On me donne un autre rendez-vous pour Samedi. Je rentre à la maison, les mines étaient encore plus serrées, moi même je transpirais, j’avais l’impression qui devais être perdu quelque part là-bas à Bruxelles et les cadeaux à Ouagadougou. Je prends mon courage à deux mains, j’explique la situation. Le regard de toutes ces personnes attendant leur cadeaux me fait comprendre que Samedi était ma dernière chance.

Me voilà encore sur la route de l’aéroport le samedi. À l’entrée de la salle de bagages, je constante que les policiers qui vérifient les identités ne sont pas les mêmes pendant le week-end, Cela ne m’a pas du tout inquiété. J’arrive et je présente ma pièce d’identité. Ils constatent que la pièce n’est pas burkinabé. Le policier me demande mon passeport. Je lui dit que mon passeport est expiré et que je suis en procédures de me refaire un. Il me dit que la pièce d’identité que je lui ai remis est en effet un permis de conduire et non un document d’identité. J’explique gentiment au policier qu’en effet d’où je viens, c’est considéré comme pièce d’identité et en même permis de conduire. Je continue par donner les raison pour lesquelles j’étais là, que je suis vraiment frustrée parce que je ne retrouvais pas mes bagages. Il me dit qu’il comprends mais que la prochaine fois, de venir avec le laissez-passer comme ça me sert de passeport temporaire. Il était sur le point de me laisser entrer lorsque la policière assise à côté, qui a écouté tout depuis le début sans rien dire, saute dans la conversation avec cette question: << est-ce que le permis de conduire est une pièce d’identité?>> Je regarde la dame, pour dire la vérité, j’ai commencé à transpirer dèh. C’est comme à l’école primaire, quand ton maître te pose question avec la chicote à la mains. Je savais que si donne la mauvaise réponse, ils allaient me renvoyer attendre que mon nouveau soient établi avant de revenir. Et qu’est-ce que j’allais aller dire à la maison sans cadeaux. Benguistes souffrent ooooh, on souffre dans vos mains. J’ai commencé par demander pardon à la policière, parce que entre femmes, on se connaît. Quand femme trouve une occasion pour malmener sa camarade femme, elle est sans pitié. Quand j’ai continué à demander pardon, pour satisfaire son égo, elle finit par me donner la permission d’entrer. Je tetrouve mes bagages avec le lot de bagages déclarés perdus. Ma joie était indescriptible. Mais mon cauchemar ne faisait que commencer.

J’arrive à la maison avec un sourire qui va d’une joue à l’autre. Les cadeaux étaient enfin arrivés, tout le monde était contente. Certaines de amies ne confient qu’elles avaient prié et jeûné pour que je retrouve mes valises. J’ouvre l’une des valises qui contenait la plupart des cadeaux. Tout était intact, la valise était juste comme je l’avais rangé. J’ouvre la deuxième valise dans laquelle j’avais mis quelque vêtements, des tablettes pours les enfants et quelques commissions des amis pour leurs familles. La j’étais choquée, toutes les tablettes disparues ainsi que les commissions. Ma valise avait été fouillée, par qui et où la question reste posée, car l’enquête est toujours en cours jusqu’à présent.

Ma conclusion: oui, c’est vrai que nous les benguistes là, on fait le malin mask les policiers dans nos aéroports la aussi, souvent mettez de l’eau dans votre vin. En occident on nous fatigue à cause de papiers, arrivés chez nous, vous nous fatiguez à cause de papiers. À propos des vols, dans les aéroports, prenez le soin de bien emballer vos valises de sorte à ce qu’elles puisent pas être accessibles.

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